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    Quand on respire mal en Limagne , on a la ressource d'aller s'oxygéner quelques heures en altitude .

    Prendre le chemin des écoliers est toujours plus amusant !

    Aujourd'hui , passage par Colamine .

    La petite église , au milieu de son cimetière ravagé par le temps se dresse en rase campagne à côté 'une exploitation agricole .

    La première fois que je l'ai vue , c'était précisément côté ferme  et sa silhouette massive m'était apparue au-dessus d'une rangée de citrouilles dodues d'un orange éclatant , dans une forte odeur d'étable .C'était saisissant ...

    Hier , elle était à contre-jour , sous un ciel bleu où se promenaient quelques petits nuages hésitants .

     

     

     

    Il y a des jours où elle a beaucoup plus de caractère ...

     

     

     

     

    Passé le portail grinçant , le regard tombe  sur la croix de peste , bien droite parmi les tombes démantibulées 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'épreuve du COVID 19 fait que nous sommes beaucoup plus perméables à tout ce qu'ont pu éprouver nos ancêtres  confrontés sans arrêt aux grandes épidémies , la peste entre autres , et aux diverses maladies contre lesquelles il n'y avait aucun remède efficace et cela sans aucun moyen de lutter contre la douleur .

    Dans la décoration des édifices religieux , las abbés ont exploité cette hantise pour motiver les fidèles à veiller à leur salut et on imagine l'impact que pouvait avoir ce type de représentation de la mort aux aguets sur une population pour qui l'Eglise était omniprésente de la naissance à la mort.Espoir de salut peut-être , mais au prix de quelles angoisses !

     

    Danse macabre .Abbaye de La Chaise-Dieu (43)

     

     

    Mors . Abbaye de Lavaudieu (43)

     

     

    Eglise de Jenzat :La peste noire .Scène d'imploration .

     

     

    Collégiale d'Ennezat (63 )  .Les trois morts et les trois vifs .

     

    Assez de  ces ruminations sinistres . Direction La Godivelle .

     

    Le coq du clocher guette l'arrivée des vacanciers amateurs de grands espaces et de marches régénérantes .

     

     

    Escapade .

     

    Une cheminée fume encore  sur son toit de lauzes :il fait frais et les murs épais  n'ont pas encore emmagasiné de la chaleur...

     

     

     

     

     

    Une petite incursion dans l'église pour tenter de photographier une chaire très finement  sculptée , mais il y faisait beaucoup trop sombre 

     

    Sur le chemin du retour , comment ne pas admirer  les troupeaux qui se prélassent au soleil ...

     

     

     

    Celui là , je n'oserais pas lui flatter l'encolure ...

     

     

    La flore est abondante mais , en cette saison , déjà presque fanée . Dommage .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour finir , une petite note comique : pour faire nos photos dans l'église , nous avions mis nos masques et puis , avec l'habitude , nous avions oublié de les enlever à la sortie . Au premier arrêt devant le taureau , nous les avions encore sur le nez et un cycliste qui passait à toute allure , ivre de sa puissance dqns  la descente , et pour éblouir sa belle qui le précédait ,  nous a beuglé : :"Enlevez vos masques , hé , connards !"


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    Solitaire .

     

     

    Solitaire .

     

     

    Solitaire .

     

     

    Solitaire .

     

     

    Solitaire .

     

     

    Chapelle érigée au dix-neuvième siècle au sommet du Petit Turluron , près de Billom (63), en ex-voto, suite dit-on à la guérison d'une habitante de Billom qui avait imploré ND de la Salette de lui porter secours .

    Un pèlerinage avec messe y a lieu tous les ans .

     

     


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    Une corniche peu banale .

     

    Pour situer un peu les choses : on se trouve en Auvergne , à Vic-le-Comte (63)

    Au Moyen-Age , Philippe -Auguste , au terme d'un rude conflit , déposséda les comtes d'Auvergne qui s'étaient alliés aux Plantagenet , de la majeure partie de leurs possessions de Limagne et leur laissa un petit domaine central autour de Vic-le-Comte , qu'on appelle "la Comté ".

    Ils y établirent leur résidence .

    Au XVème siècle , la Comté était en possession de Jean Stuart , cousin des rois d'Ecosse , époux de l'héritière des comtes d'Auvergne .Il transforma l'austère château des comtes en magnifique palais  (dont il ne reste plus rien aujourd'hui ) dans lequel il fit édifier une Sainte Chapelle ,entre 1520 et 1524 , pour abriter des fragments de la couronne d'épines du Christ,  à l'imitation de Saint-Louis qui avait fait ériger également à cet usage  La Sainte-Chapelle . Pour l'intérieur , il fit appel à des artistes florentins et cet édifice est un des plus beaux de la Renaissance en Auvergne  .

    ( Plus tard ,à la mort de Catherine de Médicis , qui était comtesse d'Auvergne ,  la reine Margot hérita de la Comté...)

    Cette Sainte Chapelle est devenue le choeur de l'église paroissiale actuelle .

    A l'extérieur , tout au long de la très haute toiture du choeur , et même de celle du clocher , on peut s'amuser à détailler les détails  la corniche .Les sculpteurs de l'époque y ont déployé toute leur verve : animaux réels ou imaginaires , monstres , feuillages , personnages parfois dans des postures grotesques ...

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     

     

     

    Une corniche peu banale .

     


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    Le village de Montel-de-Gelat (un peu plus de 500 habitants ) accueille chaque année en son église un festival Bach en Combrailles .

    Dans une chapelle de cette église on peut voir une  Mise au Tombeau datant du premier tiers du XVIe siècle .J'ai compté en Auvergne huit  Mises au Tombeau et à part celle de Salers et celle de Moulins  , elles ne sont pas très connues  , c'est pourquoi j'aimerais vous  présenter cs oubliées .

     

    Voici donc celle de Montel-de-Gelat.

    C' est une création de l'école de Chaource , dont la période d'activité a commencé en 1515 .Elle est en pierre peinte .

    Elle frappe  par sa sobriété,  par son intensité sans aucun recours à des effets dramatiques .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    St Jean , la Vierge , Marie-Madeleine .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les premières mises au Tombeau sont apparues au milieu de XIVe siècle et se sont multipliées aux XVe et XVIe .Ce thème , popularisé en Occident avec le retour des Croisades , s'était développé d'abord dans l'enluminure et la peinture murale .

    J'ai eu du mal à faire ces photos à cause de l'éclairage qui est à intensité décroissante .

     

     


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    Près du lac Chambon se trouve un petit village , Chambon-sur -Lac , dont l'église retient aussitôt  l'attention par son tympan du XIIème siècle  qui représente la lapidation de Saint Etienne .

     

     

     

     

     

     

    Le saint reçoit des pierres lancées par les bourreaux et les présente à un ange qui les montre à Dieu (main bénissant ) .

     

     

     

     

     

     

     

    A l'intérieur ( restauré  ) il subsiste  des chapiteaux et  j'aimerais avoir l'explication de certains , dont celui-ci , sachant que toutes ces représentations devaient avoir  un sens bien explicite pour les fidèles .

     

     

     

     

    Dans la pénombre , j'ai beaucoup de mal à faire les photos ...

     

    Les vitraux tout simples ont le charme des églises telles qu'on les imagine dans les romans du terroir ...

     

     

     

     

    Dans le petit  cimetière qui dévale la pente  à l'entrée  du village ,  un édifice garde ses mystères .

     

     

    C'est une chapelle sépulchrale des Xème/XIème siècles , percée de trois petites fenêtres .

    On l'a longtemps appelée "baptistère" parce qu'on a trouvé à côté une petite cuve ( baptismale ?) en bronze .

    Etait-ce  en fait un édifice sépulchral où étaient inhumés les seigneurs de Murol dont le château est  à quelques kilomètres ?

     

     

     

    Il y a des chapiteaux à l'intérieur et aussi à l'extérieur sur les colonnettes qui encadrent les fenêtres . Or certains sont énigmatiques ,dont celui-ci , à l'intérieur -qui est sombre à certaines heures de la journée ...

     

     

     

    Voici un passage du Guide de l'Auvergne Mystérieuse (Tchou éd ) le concernant :

    "On voit un homme nu couché sur un lit tandis que tout autour d'autres personnages semblent lui porter le plus grand intérêt.On a parlé d'une circoncision ou de martyre d'un saint .On y a vu la représentation d'une scène de médecine traditionnelle , de reboutage ou de magie ; le martelage du ventre était une pratique en usage autrefois dans les campagnes :les forgerons de village soignaient ainsi certains maux comme les hernies irréductibles .

    Selon le Dr Cany , il s'agirait de la représentation d'une cérémonie de castration rituelle rigoureusement païenne :la consécration d'un Galle ou prêtre de Cybèle .En effet , l'un des deux cérémoniaires vêtu à l'orientale , porte sur sa poitrine le prosthètidion ,insigne du culte de Cybèle...Enfin , la forme de la chapelle rappelle celle des sanctuaires de la déesse Terre et le sanctuaire est dénué de tout signe chrétien : la croix d'antéfixe du narthex est moderne  ".

    Cependant on note à l'intérieur la présence de deux chapiteaux que l'on retrouve dans toutes les églises romanes d'Auvergne ...

     

     

     

     

    Certes, leurs motifs se retrouvent déjà dans l'art gallo-romain avec une autre signification .

    La démonstration s'appuie aussi sur un  autre chapiteau extérieur  que j'avoue ne pas avoir identifié : deux  personnages seraient des dendrophores (prêtres de Cybèle portant solennellement un pin coupé symbolisant le corps d'Attis ) avec en main  des rameaux de pin .

     On verrait aussi quelque part sur un chapiteau extérieur  Attis sous un pin ...

    Mais sur des colonnettes extérieures   , on relève tout de même des thèmes bien classiques des églises romanes auvergnates .

     

     

    La sirène ...

     

     

    L'homme qui tire la langue .

    J'espère ne vous avoir pas trop ennuyés avec ce petit remue-méninges ...

     

     

     

     

     

     

     

     


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    A une trentaine de km au sud-est de Clermont- F errand , ce tout  petit village de Pignols  (326 habitants ) que  vous avez vu  dans l' article précédent possède une église qu'on distingue à peine des  maisons car elle n'a plus de clocher . Les rues sont pentues et il faut encore grimper quelque marches pour y accéder .

    Ce fut pour moi une découverte fortuite  à l'occasion des Journées du Patrimoine il y a deux ans . C'est J.P Longin , un artiste plasticien , un amoureux passionné des  édifices religieux clunisiens de Bourgogne , qui en faisait la présentation et il déployait  une telle érudition et un tel enthousiasme qu'il aurait intéressé les plus réfractaires .

    Il a évoqué toutes les questions   que soulève pour les curieux cet édifice dont la toute première origine remonte sans doute au  XIème siècle , mais qui a été remanié du XIIe au XVIe  siècles . Qu'est-ce qui a motivé les modifications ,  comment interpréter ses  étonnantes peintures murales découvertes en 1987  alors qu'elles étaient masquées par des  couches de badigeon ?  Cet édifice est classé depuis 1993.

    Le porche par lequel nous y pénétrons  est tout simple mais en le regardant , les fidèles des  siècles passés , habitués à lire dans la décoration des églises comme nous  dans les livres  ,  comprenaient qu'ils entraient dans le domaine de la Parole .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    Sitôt la porte franchie , on est stupéfait ...On a sous les yeux 80m²de peintures murales .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

      

     

    Sur la voûte , un Christ en majesté comme on en voit peu : abondante chevelure blonde ,  moustaches à la Gauloise, léger strabisme , visage empreint d'une gravité pensive et triste qui le rend très touchant  .Ce qui est très étonnant, c'est qu'il il bénit de la main ... gauche ( par le même geste il désigne le Livre)

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    De part et d'autre sont figurés les Evangélistes .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

    L'aigle de Jean.

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     L'Homme (Matthieu ) émerge des nuages ...

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     Le taureau de Luc

     

    Le lion de Marc est presque totalement effacé . 

    On voit eux rangées d'apôtres qui se font face  , au dessin très différent

     

    Au nord , six apôtres aux attitudes différenciées qui semblent se diriger sur le côté .Saint-Pierre est à droite .

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

    Au sud , des apôtres bien alignés ,une décoration moins soignée .

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    En-dessous le dessin est différent aussi.

    Au Nord , semis de petites fleurs toutes simples 

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

    Au Sud , beaucoup plus de recherche .

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    Des artistes différents ont peint ces deux séries et en même temps , comme s'il y avait eu nécessité d'aller vite .Attendu qu'on a découvert un caveau sous ce qui fut le clocher , on a émis l'hypothèse que l'édifice ait fait office de mausolée , peut-être destiné au personnage mitré qu'on découvre un peu plus loin .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    Et il en  existe un aussi à l'entrée de l'édifice .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

    Autre interrogation : qui est le 13e personnage parmi les apôtres , plus petit , à longue chevelure ? Est-ce Marie-Madeleine, à qui l'église est dédiée ?

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    Dans le choeur  , les peintures sont du XVIe siècle .deux dames se font face .Chacune a une auréole et tient une palme , symbole de victoire , de part et d'autre de la croix vide dont il ne reste que les clous : peut-être Marie- Madeleine qui tient un flacon d'onguent ou de parfum , mais qui est l'autre ? Une personnification de l'Eglise si ce sont des grenades qu'elle a dans les mains , fruit symbole de la perfection ?

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    Décoration de l'oculus 

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

    L'église de Pignols et ses mystères .

     

     

     

     

      

     

     

     


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