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    Romantique .

     

     

    Vertaizon est un village du Puy-de-Dôme , autrefois à vocation agricole : grains , vigne et ail .

    Il est dominé par une butte volcanique sur laquelle se trouvait au Moyen-Age un puissant château entouré d'une triple enceinte  de murailles .

    Au XIe siècle ce château fut l'objet de querelles entre le seigneur du lieu , le troubadour Pons de Chapteuil , très lié au comte d'Auvergne Guy II dont son épouse était parente , et l'évêque de Clermont , frère dudit comte et en conflit avec lui - et suzerain théorique .

    Après de nombreuses péripéties , Philippe Auguste trancha la question en faveur de l'évêque qui devint le maître d'une très vaste seigneurie dont le centre était le gros château abritant  le châtelain , les membres de la Cour de Justice et la prison .

    A côté il y avait une église et le  petit village  qui par la suite se développa au pied de la butte .

    Au XVIe siècle , pendant les guerres de religion , le château fut un appui pour la Ligue .

    Au XVIIe , Richelieu , le considérant comme une menace pour l'autorité royale  , le fit raser , en 1633 .

     

    L'église , quant à elle , continua à servir de lieu de culte jusqu'en 1896 .Mais il fallait gravir la butte pour y accéder , ce qui fut considéré comme peu pratique par la municipalité qui décida de l'abattre au profit d'une nouvelle  église construite en bas .

    On démolit donc la nef mais, quand on arriva au choeur , les protestations des villageois se firent  tellement vives que la démolition fut stoppée .Cependant , aucune réparation ne fut entreprise , et les parties restantes périclitèrent jusqu'à la naissance en1973 d'une association qui entreprit un travail considérable pour sauver ce site .

     

     

    Romantique .

     

     

     

    Romantique .

     

     

    Romantique .

     

     

    Romantique .

     

     

    Romantique .

     

     

    Romantique .

     

     

    Aujourd'hui c'est un lieu de promenade très agréable , d'autant que de cet endroit on domine la plaine de la Limagne et le village

    et que les ruines se situent dans  un parc planté de grands arbres et très bien entretenu

     

     

    Romantique .

     

    Il y a même là un "Sully "

     

     

    Romantique .

     

     

    Romantique .

     


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    La vieille chapelle .

     

     

    La vieille chapelle .

     

    Solitaire au milieu des champs , elle contemple depuis le XIIème siècle les premières maisons de la petite ville de Champeix et les lointaines cimes du Sancy ...

     


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  • La commune de Saint- Alyre- es- Montagne dans le Cézallier est une terre d'estives où la production du fromage Saint Nectaire est encore bien présente.

     

     

     

     

    De mai à octobre, les estives accueillaient les troupeaux de Salers et leurs gardiens qui vivaient dans les burons et y fabriquaient le fromage . Aujourd'hui , si les estives existent toujours ,les burons sont de moins en moins utilisés et les fromages sont fabriqués à la ferme .

     

     

     

     

    La Couze d'Ardes serpente au pied du Mont Chabrut , bien reconnaissable avec sa double bosse sur laquelle se trouvent une croix et une statue dédiée à Notre Dame de l'Ecir ( vent du Cézallier ) .

    Face à ce mont , en plein champ , à l'écart du village , se trouve l'église .

     

     

     

     

    Elle date du XI ème siècle .

     

     

     

     

    Son portail sud est décoré de voussures sur colonnettes et d'un tympan orné d'un curieux personnage nu.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le prieuré attenant dépendait de l'abbatiale de Saint Michel de la Cluze du Piémont .

     

     

     

     

    NB : les explications sont fournies par le Syndicat d'Initiatives d'Ardes -sur -Couze (plaquette )

     


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  • Une chapelle contient un groupe en pierre du XVe siècle représentant la mise au tombeau. Elle est en calcaire polychrome et comporte 8 personnages alors que la plupart n'en présentent que 7 ce qui fait penser aux mises au tombeau de l'est de la France :on suppose donc qu'elle est l'oeuvre d'un atelier itinérant .

     

     

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

     

    Joseph d'Arimathie , membre du Sanhédrin , qui offre le tombeau .

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    Nicodème , notable qui a apporté les onguents  (myrrhe et aloès)

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

     

    La Vierge Marie soutenue par Saint Jean et une sainte femme

    et Marie -Madeleine

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

     

    2 autres saintes femmes

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

     

    La chapelle du Rosaire , chapelle funéraire des Aycelins , contient un tombeau surmonté d'une nativité romane rare car elle représente la Vierge couchée .

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    Les  voûtes sont recouvertes de fresques du XIVe siècle recouvertes au XVIe puis décapées en 1970 .120 personnages ornent le plafond: ange avec phylactères ,  80 anges musiciens ...

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

    eglise Saint-Cerneuf de Billomn  2 .

     

     

     


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  • Billom était au XIIIe siècle une florissante université et la ville avait un rayonnement intellectuel considérable .

    L'église Saint Cerneuf qui avait pris la suite de sanctuaires plus anciens faisait partie d'un ensemble imposant bâti au centre de l'université .

    Elle date des XIIIe-XIVe siècles et fut encore remaniée au XIXe siècle .

    On y pénètre par un porche polylobé finement décoré de style de transition roman-gothique .

    La porte en cèdre a conservé ses ferrures d'origine qui se terminent en fleurons par des têtes teravaillées au marteau . (notice fournie à l'entrée de l'église)

     

     

    L'église Saint-Cerneuf de Billom : les pentures ..

     

     

    L'église Saint-Cerneuf de Billom : les pentures ..

     

     

     

    L'église Saint-Cerneuf de Billom : les pentures ..

     

     

    L'église Saint-Cerneuf de Billom : les pentures ..

     

     

     

     


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    A une dizaine de km à vol d'oiseau au sud-ouest d'Issoire ,au milieu des champs , se dresse l'église de Colamine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au XIe siècle , les moines de l'abbaye clunisienne de Sauxillanges  défrichèrent un terrain qui donna naissance àa paroisse de Colamine au sud du "rocher" , pic volcanique de Vodable et à la construction de l'église  . Ce nom semble venir de "condamine" qui désigne un domaine agricole carolingien .

    Après 1789 , la réorganisation du diocèse de Clermont fait disparaître la paroisse de Colamine et l'église devint "chapelle cimetériale"

     

     

     

     

     

    Les parties les plus anciennes de l'église ,le choeur et l'avant -choeur ,  datent de la fin du XIe siècle et sont typiques de l'architecture romane auvergnate .

     

     

     

     

     

     

     

    En 1979, l'association de sauvegarde de Colamine décida de retirer le retable pour le restaurer et c'est ainsi que furent fortuitement découvertes 7 statues , dont 6 en bois ,qui avaient été emmurées .

    La Vierge à l' Enfant , qui est mutilée , servait de reliquaire .

     

     

     

     

     

    La Vierge en Majesté .

    On ne demande pas aux vierges en majesté d'être des vierges de tendresse .Marie se présente ici comme "mère-dieu"et comme reine du ciel et de la terre , d'où le trône de Marie , elle-même trône de son fils , d'où l'attitude hiératique . L'enfant est un adulte en réduction.Le geste protecteur de la mère est souligné par la taille des mains . Ces particularités ne sont pas la marque d'un art fruste : à preuve la finesse du visage et l'harmonieux agencement des drapés . ( sources : plaquettes explicatives sous chaque statue )

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Saint Roch : toujours représenté en pélerin , avec chapeau et bâton .Ici avec en plus un turban .On adjoint souvent un chien car à la fin de sa vie , touché par la peste et par la faim , il fut nourri dans la forêt par un chien qui lui apportait du pain dérobé à la table de son maître .elui-ci , intrigué ,le suivit et découvrit le saint qu'il put ainsi secourir .

     

     

     

     

     

     

     

    Saint Antoine l'ermite .

    Il était censé protéger contre les maladies contagieuses 

     

     

     

     

     

     

     

    Saint Barthélémy , l'un des 12 Apôtres.

    Il porte la dépouille de sa propre peau et tient le couteau qui fit de lui un écorché vif .

     

     

     

     

     

     

    Autre statue en bois : un évêque .

     

     

     

     

     

    On trouve aussi dans cette petite église un Christ de XVIIe siècle en noyer , attribué à l'atelier de pierre Vanneau .

     

     

     


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