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    Lo prego Dieou .

     

     

    Voici extrait d'un texte de J.H. Fabre ( Souvenirs entomologiques ) à propos de "lou prégo Dieou, la bête qui prie Dieu , comme on dit en Provence ".

    Il décrit ainsi la capture d'un hyménoptère :" L'hyménoptère se méfie , se tient sur ses gardes ,mais enfin , de loin en loin, quelque étourdi se laisse prendre .d'un soudain bruissement d'ailes à-demi étalées par une sorte de détente convulsive ,la mante terrifie l'approchant qui dans sa frayeur un instant hésite ;aussitôt , avec la brusquerie d'un ressort , l'avant-bras dentelé se replie sur le bras également dentelé et l'insecte est saisi entre les lames de la double scie .On dirait les mâchoires d'un traquenard à loup se refermant sur la bête qui vient de mordre à l'appât . Sans desserrer la féroce machine , la mante , à petite bouchées , grignote alors sa capture .Telles sont les extases , les patenôtres , les méditations mystiques du Prégo Dieou".

    Voici une ironie bien sévère pour la mante . Nous les humains nous faisons trop  souvent pire à l'égard des animaux que nous consommons .

     

     


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    Le Bon Dieu sans confession ...

     

     C'est la seule mante religieuse rencontrée  cet été .

    Les insectes n'ont guère eu la possibilité de poser à leur avantage sur des végétaux sains , tout ayant été vite grillé  par la chaleur , la sécheresse et le vent .

     

    Les Grecs avaient déjà baptisé la mante " prophétesse , devineresse " . C'est de ce mot qu'est tiré son  nom . De là à ajouter "religieuse" ,l'association d'idées était facile vu la posture qu'elle adopte souvent .

     

     

    Le Bon Dieu sans confession ...

    On  sait qu'il lui arrive de dévorer le mâle (plus petit qu'elle) lors de l'accouplement (qui se poursuit néanmoins !) . 

    Dans un article vu sur le Net , Jean - Luc Eluard plaisante à ce sujet :"Certaines y verront la propension masculine à se passer de cerveau lorsque le reste fonctionne !"

    Plus sérieusement , il avance une hypothèse sur ce comportement ."En acceptant de distraire la femelle en se laissant dévorer , le mâle  permettrait à ses spermatozoïdes d'avoir plus de temps pour s'écouler ." En somme , il se sacrifierait pour la perpétuation de l'espèce .

    On avait pensé à une nécessité biologique , mais apparemment  cette explication est abandonnée .

    Cet acte cannibale n'est pas systématique et se produit surtout lorsque l'insecte est en captivité (voir plus bas ce que dit Pascale dans les commentaires )

     


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    Ils sortent tous deux de l'ordinaire , ce lépidoptère 

     

     

    Les hélicos .

     

     

    et ce diptère ...

     

     

    Les hélicos .

     

     

    Et ils ont tous les deux quelque chose en commun : leur manière de voler qui les fait ressembler à de minuscules hélicoptères ...

    Je n'ai pas beaucoup vu le moro-sphinx cette année .Il se régalait  autrefois  sur le buddleia mauve , mort de vieillesse après avoir fait les délices de nombreux papillons aujourd'hui disparus . 

     

     

    Les hélicos .

     

     

     Après y avoir goûté en toute objectivité, , il a boudé le blanc qui , à vrai dire , ne plait guère  qu'aux abeilles .

     

     

    Les hélicos .

     

     

    Les hélicos .

     

     

      Le bombyle , quant à lui , ne fait pas le difficile : ce trapu petit velu , nanti d'une belle trompe de 5mm, aime toutes les petites fleurs grêles qui squattent ma pelouse-prairie promue  paillasson haut de gamme et le buddleia lui fait une agréable diversion !

     

     

    Les hélicos .

     

     

    Les hélicos .

     

     

    Les hélicos .


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    La belle indifférente .

     

     

    La belle indifférente .

     

     

    Je n'avais encore jamais trouvé de mante religieuse chez moi et ce fut une bonne surprise ...

    Elle se trouvait dans l'herbe sur ces aiguilles de pin qu'un écureuil avait  laissé tomber sur la pelouse : il a décidé de parfaire  la besogne largement entamée par les chenilles processionnaires et tous les matins je retrouve au sol les multiples traces de ses ravages .

    Pour regarder la mante de plus près , j'ai saisi le bout de branche : elle est restée imperturbable ...

     

     


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    Cette année , les hibiscus étaient déserts ...

     

     

     

     

    Plus de bourdons gourmands ...

     

     

     

     

     

     

    Les jours fastes , à peine quelques fourmis...

     

     

     

     

    Mais septembre réservait tout de même une petite surprise...

    Sur quelques décimètres carrés , arrivées là Dieu sait comment , une quinzaine de punaises vertes juvéniles en pleine transformation ...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'aurais souhaité plus de netteté pour ces photos , mais il y a toujours du vent et il me faut tenir les rameaux ... et ces punaises si jeunes soient-elles  ont l'instinct  de  se cacher sous les feuilles sitôt qu'elles se sentent approchées ,il faut donc faire vite !

     


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    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

    Une infinie diversité .

     

     

     

    Cette série n'a pas toujours la netteté souhaitée . Ce printemps , ou il pleut  ou il y a du vent : il faut tenir le support de ces chenilles d'une main  et comme le sol détrempé est glaiseux , je me cramponne pour atteindre le végétal -hôte sans m'étaler - donc je tremble juste assez pour bien rater !

    Même si ces  photos ne me satisfont pas , je les conserve  car rien ne dit que ces espèces ne sont pas en train de disparaître .Cette année , en dehors  de quelques rares  piérides , tircis et argus , c'est jusqu'à présent le désert .

    Quant à identifier ces chenilles , je ne m'y risquerais pas , mais si quelqu'un les connaît , je suis preneuse de l'information !

     

     


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