• Le merle,c'est le petit déluré qui m'accompagne à courte distance dans mon désherbage,épie ce que je fais et attend sans vergogne que je m'en aille pour aller chercher sa pitance à moindres  frais dans la terre ameublie .Nous nous observons du coin de l'oeil et sommes très satisfaits l'un de l'autre.

    Le merle

    C'est le gaillard qui déguste avec allégresse ce qu'il trouve,le froid étant venu.

    Le merle

    Le séducteur qui au printemps siffle à perdre haleine,à la cime des grands arbres,la tête dans les nuages,pour les beaux yeux de sa modeste merlette.

    Le merle

    Le merle

    Celui qui est capable de d'entonner les premières notes d'une musique qu'on lui apprend.

    Celui que nous étions fiers de dessiner,à la petite école,tout noir avec son bec jaune.

     

     


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  • Un petit peuple de mésanges a élu domicile dans notre jardin,et depuis des années,il y reste fidèle.Mésanges bleues et mésanges charbonnières cohabitent avec les moineaux ,les chardonnerets et les merles.

      

     

    La portée de mésanges

     

     

     

    Un jour,en ouvrant la petite porte de bois d'une boîte aux lettres désaffectée,j'eus l'agréable surprise d'y découvrir huit petits oeufs blancs tachetés de roux sur un épais lit de mousse garni de petites plumes et d'uns sorte de crin

    Emue  par cette bonne surprise,je refermai vite la porte et guettai le retour de la future mère,une mésange charbonnière,qui ne tarda pas.Prudente,elle ne rentra pas directement dans la boîte mais s'en approcha par paliers,en se perchant de plus en plus près.

    Refrénant ma curiosité,je n'ouvris plus la porte,me contentant d'en approcher mon oreille .Des petits piaillements m'avertirent bientôt que les oeufs étaient éclos et que les oisillons avaient entamé leur croissance rapide.Les piaillements devinrent plus impératifs,signe qu'on se portait bien là-dedans. Les parents recouraient toujours à la même tactique pour s'approcher du nid avec la nourriture.

    Mais un jour,j'entendis des bruits inhabituels,comme des petits cris étouffés et la porte me sembla bouger,comme heurtée de l'intérieur.

    J'ouvris et ce que je vis me glaça.

    On n'apercevait plus qu'un oisillon,à demi englouti par une déjà grosse couleuvre qui avait réussi à tasser son long corps dans ce petit espace.

    Je refermai la porte et allai chercher,toute tremblante,une grande pince de cuisine et un sac en plastique.J'eus du mal à extirper lqa prédatrice et sa proie,et j'enfermai le tout dans le sac,l'oisillon étant déjà mort.Deux autres avaient passé de vie à trépas.Mais il en restait cinq qui,bien que contusionnés,semblaient pouvoir survivre .Je n'avais qu'une crainte,c'est que leur mère ne revienne pas dans ce nid qui avait été violé...et les petits n'avaient encore que quelques plumes...

    Mais elle revint et la couvée alla à son terme.

    Après avoir beaucoup hésité,je me permis d'ouvrir pendant une absence des nourriciers...et de photographier en souvenir les rescapés.

    Quand à la coupable,je fus tentée de ne pas la sortir du sac,mais réflexion faite,je suis allée lui rendre la liberté en pleine campagne,près d'un petit étang sauvage

    Ce sont peut-être ces rescapés que je vois commencer,le froid venu ,à fréquenter les mangeoires...


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