Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol ;
L'éphémère y suspend son vol ,
Et la coccinelle s'y glisse .
Le champignon rugueux et lisse ,
parfois lui sert de parasol ;
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol .
Or , quand les champs sont au supplice ,
Brûlés par un ciel espagnol ,
il tend toujours son petit bol
Afin que l'averse l'emplisse :
Le liseron est un calice .
Maurice Rollinat (1853-1903 ) .
C'est un poème que j'ai trouvé dans un manuel scolaire de ...1930 , "Choix de lectures pour les écoles rurales " . Ce livre comportait une préface qui débutait par une citation d' E. Lavisse :
"L'uniformité de l'enseignement est une grande sottise de notre pédagogie...Quel dommage que ce dédain de l'Ecole pour la nature !" .
Après s'être adressés aux élèves , les auteurs interpellaient les maîtres :" Ce livre est un acte de foi.Sûrs de votre concours , nous avons foi dans cet essai d'adaptation de l'enseignement au milieu - idée qui depuis longtemps nous est chère . Nous avons également foi dans le bon sens inné de ces fils de nos paysans qui trop souvent cèdent au mirage des cités parce qu'on ne leur a peut-être pas suffisamment montré les charmes réels mais voilés et parfois même secrets de la vie aux champs ".
Comme on le voit sur ces photos , chez moi ce ne sont ni les coccinelles ni les éphémères qui fréquentent le liseron mais les syrphes ...