Chaque année , dans la première quinzaine de mars , je vais observer les amours des crapauds dans un petit étang forestier .
Profitant d'un premier brin de soleil , je m'y suis rendue et j'avançais dans le petit chemin qui y conduit en essayant de ne pas déraper dans la gadoue Rehaussée de 3 cm de boue , j'ouvrais tout grand mes oreilles pour essayer de percevoir le son très particulier qu'émettent ces rassemblements d'anoures en cette saison faste ! Facile , il n'y a pas un bruit dans cette forêt ! Et je l'entendis , cette sorte de roulement indéfinissable ...
J'étais donc pleine d'espoir ! Espoir vite déçu : tout était déjà consommé . la nature est pparfois en avance ...
Bien sûr , les crapauds étaient encore là , reprenant des forces sans doute , mais redevenus extrêmement méfiants , alors que lorsqu'ils cherchent l'âme soeur , ils se laisseraient même attraper sans réagir
Là , le moindre pas le plus précautionneux déclenchait un plongeon général ...et pour que ce petit monde revienne à la surface , il faut un temps fou !
Rien à voir avec la frénésie qui a dû régner la semaine précédente ! Qu'on en juge par 2 photos des années précédentes !
Mais peu importe , l'essentiel , c'est qu'ils soient toujours là !