La mort est une abstraction quand on est très jeune et qu'elle n'a encore frappé aucun être cher ;mais lorsque l'un d'eux a franchi la porte de l'au-delà - ou du néant - c'est tout autre chose .La mort reste présente dans notre pensée et on est partout frappé de plein fouet , écorchés vifs , par ce qui se rapporte à la faucheuse , que ce soit dans l'actualité ou dans l'art , sous toutes ses formes .
Fresque de la Collégiale d'Ennezat (63)
Aux abords d'un calvaire , frontière entre le pays des morts et celui des vivants , un groupe de 3 jeunes cavaliers tombe soudain nez-à-nez avec 3 cadavres.
Les chevaux se cabrent d'effroi,les chiens se hérissent ou s'enfuient , même l'oiseau de proie terrorisé s'envole...
Certains voient dans la débauche de fleurs déposées dans le cimetières à la Toussaint beaucoup de faux semblants et souvent une manière de tenir son rang social.
Je ne vois pas les choses comme cela , je crois à plus de sincérité et même à l'expression d'une certaine fraternité et peut-être aussi , pour ceux qui ne franchissent la porte des cimetières qu'en se faisant violence , une manière de noyer leur angoisse dans les fleurs .
"L'oubli est le vrai linceul des morts " George Sand .