• Vous connaissez sans doute la chanson populaire  "Les crapauds " dont le texte fut écrit en 1897 par Marc Legrand et mis en musique par Victor Meusy .

    Alain Souchon l'a reprise en 2001 dans son album "A cause d'elles" et je trouve sa version superbe ,  touchante et  poétique ...En voici un petit extrait :

     

    ...Nous aimons la mare 

    Qu'un reflet chamarre ,

    Où dort à l'amarre un canot pourri ,

    Dans l'eau qu'elle souille

    sa chaîne se rouille

    La verte grenouille y cherche un abri ,

    Là la source épanche

    son écume blanche

    Un vieux saule penche

    au milieu des joncs ,

    Et les libellules aux ailes de tulle

    Font crever des bulles au nez des goujons .

    Quand la lune plaque

    comme un vernis laque

    Sur la calme flaque des marais blafards .

    Alors symbolique et mélancolique

    Notre long cantique sort des nénuphars.

    Orme , chêne , tremble,

    nul arbre ne tremble .

    Au loin le bois semble un géant qui dort .

    la nuit est limpide , l'étang est sans rides .

    dans le ciel splendide

    Luit le croissant d'or .

     

     

    Les crapauds .

     

     

    Les crapauds .

     

     

    Les crapauds .

     

     

    Les crapauds .

     

     

    Les crapauds .

     

     

    Les crapauds .

     


    20 commentaires
  •  

    A la mi-mars , les crapauds affluent vers un petit étang niché dans une forêt voisine.

    J'ai pensé  qu'avec  les températures insolites que nous avions  en ce mois de février , ces mal-aimés  avaient pu devancer l'appel et je suis allée voir ...

    Nous étions l6  et il faisait 20°. Arrivée à destination , j'ai constaté que la sécheresse qui sévit maintenant de façon récurrente avait complètement modifié les lieux . Les espaces où il était facile d'observer les anoures sont envahis par les joncs et on ne sait pas trop si on peut y marcher sans s'enfoncer dans la vase ni jusqu'où .J'ai entendu plus que je n'ai pu voir ,  quelques crapauds plonger dans l'eau à mon approche .

    Rien ne bougeait plus mais on entendait comme un ronronnement très doux montant de l'étang et très caractéristique de la présence des crapauds à la période des amours .

    Le regroupement avait dû débuter...Au lieu de longer l'allée piétonnière , les lieux de leurs ébats se situeront maintenant derrière les joncs , côté étang , surtout qu'il ne pleut toujours pas  . Dommage ...

    Pourtant je ne suis pas revenue bredouille , une magnifique tique au ventre rond m'a tenu solidement  compagnie jusqu'au soir ; on est prévenu à l'entrée par un écriteau ...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    10 mars 2018 .


    28 commentaires
  • Chaque année , dans la première quinzaine de mars , je vais observer les amours des crapauds dans un petit étang forestier .

     

     

    Raté !

      

     

    Profitant d'un premier brin de soleil , je m'y suis rendue et j'avançais dans le petit chemin qui y conduit en essayant de ne pas déraper dans la gadoue Rehaussée de 3 cm de boue , j'ouvrais tout grand mes oreilles pour essayer de percevoir le son très particulier qu'émettent ces rassemblements d'anoures en cette saison faste ! Facile , il n'y a pas un bruit dans cette forêt ! Et je l'entendis , cette sorte de roulement indéfinissable ...

    J'étais donc pleine d'espoir !  Espoir vite déçu : tout était déjà consommé . la nature est pparfois en avance ...

     

     

    Raté !

     

     

    Raté !

     

     

    Bien sûr , les crapauds étaient encore là , reprenant des forces sans doute , mais redevenus extrêmement méfiants , alors que lorsqu'ils cherchent l'âme soeur , ils se laisseraient même attraper sans réagir

     Là , le  moindre pas le plus précautionneux déclenchait un plongeon général ...et pour que ce petit monde revienne à la surface , il faut un temps fou !

     

     

    Raté !

     

     

    Raté !

     

     

    Raté !

     

     

    Raté !

     

      

    Raté !

     

     

    Rien à voir avec la frénésie qui a dû régner la semaine précédente ! Qu'on en juge par 2 photos des années précédentes !

     

     

    Raté !

     

     

    Raté !

     

     

    Mais peu importe , l'essentiel , c'est qu'ils soient toujours là !

     

     

    Raté !

     


    19 commentaires
  •  

     

    Les commères .

     

     

    Non ce ne sont pas des rochers  , non  ce n'est pas un étang ni  une mare ...C'est une  grosse flaque au détour d'un chemin , née des pluies de la semaine passée ...

    Mais pour ces petites grenouilles , c'est une villégiature inespérée !

     

    Et ce n'est pas ce petit escargot qui dira le contraire !

     

     

    Les commères .

     

     


    22 commentaires
  •  

     

    Le coin de  forêt domaniale où j'aime partir à la découverte n'est plus entretenu depuis quelques mois .Peut-être cela fait-il partie d'une stratégie , en tout cas je l'espère .

    Les sentiers sont envahis d'orties au détriment de ce qui pousse là habituellement (ombellifères , cardères etc ...) Les lys martagon , que j'y admirais en juin ,n'ont plus aucun espace pour pousser et seront absents cette année ..  Le petit monde de l'herbe y est quasiment inexistant .Même pas de sauterelles ou d'araignées .

    Pourtant , dans ce désert vert et urticant , il reste quelques hôtes de marque .

    Dans un trou d'eau peu profond qui a été aménagé et qui est encore accessible , vivent quelques crapauds sonneurs à ventre jaune et sur lesquels un observateur chevronné que j'ai rencontré là , a attiré mon attention .

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    L'eau est glauque  et ils sont petits (4 à 5 cm de long ) .Ils sont très craintifs et il n'est pas facile d'approcher sans les voir aussitôt plonger pour ne plus réapparaître de sitôt .

    Ils ont la face dorsale gris terne

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Les pupilles en forme de coeur .

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Leur ventre jaune , ils ne le montrent que lorsqu'ils adoptent une attitude de défense quand ils se sentent menacés , or je me garderais bien de les pousser à cette extrémité .J'ai quand même tout juste aperçu cette particularité ...

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Ils sont actuellement en période de reproduction : j'ai aperçu une tentative d'accouplement , mais ils sont très discrets et émettent un petit chant très particulier , à peine audible , ce crapaud étant dépourvu de sac vocal .

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Il est en compagnie de quelques grenouilles aussi petites et aussi discrètes que lui .je pense qu'il s'agit de grenouilles de Lessona , mais sans certitude .

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    Elles ont le dos orné d'un pli brun sur les côtés, une ligne vert clair au centre 

    Le ventre blanchâtre ...

     

     

    Anoures toujours ...

     

     

    J'espère qu'il n'arrivera rien de fâcheux à tout ce petit monde et que si des classes viennent en observation , les accompagnants auront eu , en amont ,  la volonté et le talent de sensibiliser les petits élèves à tous ces trésors fragiles . J'ai vu le sort que certains enfants réservaient aux libellules en marge de telles promenades " éducatives " , c'est affligeant et alarmant . Pourtant , je suis persuadée que cela pourrait être évité...la morale ne se claironne pas , ne s'assène pas , elle doit être enseignée avec tact ,de manière vivante en misant sur la sensibilité et l'intelligence ..


    17 commentaires
  •  

     

    Par brusques détentes , elles exercent leurs ressorts . Elles sautent de l'herbe comme de lourdes gouttes d'huile frite .

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    Elles se posent , presse-papiers de bronze , sur les larges feuilles du nénuphar.

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    L'une se gorge d'air. On mettrait un sou par sa bouche , dans la tirelire de son ventre .

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    Elles montent comme des soupirs de la vase .

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    Immobiles , elles semblent , les gros yeux à fleur d'eau , les tumeurs de la mare plate.

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    Assises en tailleur , stupéfiées , elles baillent au soleil couchant .

     

     

    Les grenouilles .

     

     

    Puis , comme les camelots assourdissants , elles crient les dernières nouvelles du jour .

    Il y aura réception chez elles ce soir .Les entendez-vous rincer leurs verres ?

    Parfois , elles happent un insecte .

    Et d'autres , elles ne s'occupent que d'amour .

     

     

    Les grenouilles .

     

    Texte  de Jules Renard  (Histoires Naturelles ) 

     


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